L’essor des peintures “vertes” (pas la couleur !)

Découvrez les peintures “vertes” : à l’eau, naturelle, dépolluante…

Depuis 2010, la généralisation des peintures acryliques [voir notre article sur le sujet] a marqué une étape décisive vers l’utilisation de produits plus respectueux de l’environnement. Désormais les fabricants, se tournent vers des peintures encore plus “vertes” : les peintures naturelles voire des peintures “dé-polluantes”.

1. La victoire de la peinture à l’eau

Les normes européennes ont imposé en 2010 une réduction des COV (Composés Organiques Volatils”), les substances chimiques que l’on retrouve dans les solvants et qui s’évaporent au cours de l’application et du séchage de la peinture. Ces mesures ont permis la généralisation des peintures dites “à l’eau” (acryliques), sans solvant et donc faiblement émettrices de COV, au détriment des peintures dites “à l’huile” (glycérophtaliques), riches en solvant. Désormais, les peintures acryliques représentent ~65% du marché de la peinture en France et 90% du marché des peintures décoratives.

2. Les peintures Bio sourcées ou naturelles

La peinture à base d'algues

La peinture “verte” à base d’algues

Pour aller plus loin, les fabricants réfléchissent depuis plusieurs années au moyen de remplacer les substances issues de la pétrochimie par des molécules naturelles. Cet effort a notamment porté sur les résines [voir notre article sur le sujet] utilisées pour faire le liant des peintures. Cette tendance est restée l’apanage de petits acteurs : par exemple, le fabricant haut-de-gamme Argile [voir notre article sur le sujet] avec sa gamme Argile Nature formulée à partir d’huile de tournesol et contenant moins de 2% d’adjuvants d’origine pétrolière (vous pouvez d’ailleurs retrouver cette gamme chez Monsieur Peinture !) ou la marque bretonne Algo-Paint développée à base d’algues. Mais ce marché suscite la convoitise de poids lourds du secteur. A travers le consortium Sorago, Arkema, acteur majeur de la chimie mondiale se penche par exemple sur le développement et la commercialisation de peintures industrielles d’origine végétale.

3. Les peintures dépolluantes, vraiment ?

La qualité de l’air de nos logement est devenu un sujet de préoccupation. Les fabricants de peinture l’ont bien compris et les peintures dites “dé-polluantes” fleurissent dans les rayons des grandes surfaces de bricolage. Luxens “dépollue toutes les pièces”, Ripolin “purifie l’air de l’intérieur”, Tollens “améliore la qualité de l’air”, Onip “assainit l’air intérieur” etc. Deux techniques de dépollution sont utilisées par les fabricants : la photocatalyse, qui détruit les molécules chimiques sous l’effet de la lumière ou la captation chimique (ex. Clean Air d’Onip), qui capte les polluants et les fixe dans la peinture. Si l’ambition est louable, l’UFC Que Choisir souligne toutefois que “les études fournies ne permettent pas de juger de l’action dé-polluante des peintures dans les conditions de vie les plus courantes”.
Affaire à suivre ! Monsieur Peinture est sur le coup….

Comment ça marche

La peinture dé-polluante : comment ça marche ?

Sources :
Arkema
Les Echos
Argile Couleurs de Terre
Que Choisir
Déco En Ligne

Un projet ? Estimez le budget pour vos travaux grâce à notre simulateur, ou contactez-nous pour obtenir un devis (gratuit) ici ou au 07 57 90 29 27.

Voici d’autres liens ou articles utiles pour concernant vos travaux de peinture :

Menu